L’émigration vers les États-Unis
Si le 17e siècle a été pour notre famille et toutes celles de la région, le siècle de la destruction puis de la survie, le 18e celui de l'apaisement et du renouveau, le siècle suivant, du moins dans sa première partie, apportera bien souvent misère et famine pour les populations du centre de l'Europe.
Une « fièvre d’émigration » consécutive aux mauvaises récoltes et à la disette favorisa les premiers mouvements d’émigration en 1817. D’autres fléaux s’abattirent sur la région, tel que le choléra en 1832. L’hiver 1829 fut d’une rigueur extrême en durant pas loin de six mois !
Il n’est donc pas étonnant que les plus pauvres, ouvriers agricoles pour la plupart et petits artisans ruraux cherchent à fuir cette grande misère, malgré l’installation d’industries de tissage dans la région.
Dès le tout début de ce siècle, les flottes de navires transportant des immigrants depuis l'Europe accostent les ports Nord-américains, notamment celui de New York.
Bien souvent ce sont des familles entières qui quittent leurs villages pour rejoindre un ou deux parents partis quelques années auparavant trouver un lieu d'implantation. Quelques fois, il s'agit de démarches indépendantes, celle d'un homme et de sa famille partis à l'aventure. Dans d'autres cas, plus rare, il s'agit d'une immigration organisée, maîtrisée ...
Pour les Heidet, tous les cas de figures se retrouvent. C'est ce que j'aimerais vous montrer à travers ces quelques pages.